Mardi 22 avril 2008


   L'évolution, c'est devenir meilleur, puis le meilleur, pour arriver à terrasser, puis à se hisser sur le cadavre de celui qui l'était avant lui ; et ainsi de suite... à l'infini.   Dans ce roman de science-fiction, j'imagine une des nombreuses possibilités, pour se hisser au-dessus de nous. En essayant de n'être pas ennuyeux, mais au contraire de vous intéresser. Je compte sur vos commentaires, vos critiques et votre participation active.    
Par Marc Besson - Publié dans : On s'élève sur des cadavres
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 23 avril 2008


      GENÈVE         Le 6 décembre 2070     Au 34e étage de l'hôtel Panorama, à l'entrée du bar, Élie Rinstein s'arrête un instant. Il parcourt la salle d'un regard légèrement inquiet, aucune esquisse de sourire n'éclaire son visage, visiblement la personne qu'il cherche n'est pas là. Il traverse lentement la salle, l'air soucieux, dévisageant discrètement les consommateurs présents, sans résultats. Alors, il s'approche de la baie vitrée d'où il domine de loin la grande ville qui, au bord du lac, brille dans la nuit de ses mille lumières. Lui, tout à ses pensées, ne voit qu'une Voie lactée, qui se traîne à ses pieds. Enfin, il revient sur terre, réfléchit encore quelques instants, puis se dirige d'un pas décidé vers le physicien Lucien Malcalme, de la délégation canadienne. Il s'invite à sa table, le complimente sur sa dernière intervention, à la séance de la veille, confronte pendant quelques instants leur point de vue. Puis enfin, habilement, Rinstein amène la conversation sur un […]
Par Marc Besson - Publié dans : On s'élève sur des cadavres
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 8 mai 2008


    WASHINGTON         Janvier 2071 à janvier 2072 Il n'y avait pas deux jours que Rinstein avait réintégré sa maison, son travail, ses habitudes de célibataire, qu'il recherchait déjà le service de police le plus apte à s'occuper de ses démêlés avec madame Evan. Huit jours plus tard, il se retrouvait dans un bureau austère, en face d'un officier de police quelconque, qui le reçut avec déférence. Visiblement, cet homme avait été averti de l'importance du personnage qu'il recevait. Il l'écouta avec attention, nota scrupuleusement la plupart de ses propos, mais il ne lui posa guère de questions, ce qui l'étonna de la part d'un policier. Rinstein pensait que son récit devait être clair et précis, mais cette explication ne le satisfaisait qu'à moitié, car, au fur et à mesure de sa déclaration, il se rendait compte de tout ce qu'il y avait d'immatériel, d'impalpable, et même de banal dans son récit. L'absence totale de preuves matérielles, pas d'effractions, pas de disparitions, pas de […]
Par Marc Besson - Publié dans : On s'élève sur des cadavres
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 18 mai 2008


ENTRE DEUX HEMISPHERES   Le 2 février 2072 — Il est 12 heures 36 minutes, nous volons à 13 000 mètres d'altitude, notre avion franchit l'équateur à la vitesse de 3350 km à l’heure. Telle était l'annonce diffusée dans l'avion, par une voix suave, quoique préenregistrée sur un support, et que l'ordinateur central de l'avion venait de déclencher. — Nous autres qui avons connu les hôtesses de l'air, nous pouvons revoir, imaginer, un beau visage, de belles lèvres, qui susurrent avec volupté ces renseignements. Mais pour les nouvelles générations, ces paroles auront bien perdu de leur charme et n'évoqueront que de l'électronique. Un léger sourire aux lèvres, Lucien Malcalme rêvait volontairement à haute voix, pour essayer de faire participer Élie Rinstein à ses pensées, il y parvint.— Qui sait ? Ces mécanismes provoquent peut-être, sur eux, des jouissances que nous autres sommes incapables de ressentir. Regarde déjà toutes les joies qu'une voiture peut procurer sur certaines personnes, […]
Par Marc Besson - Publié dans : On s'élève sur des cadavres
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 juin 2008


    RIO DE JANEIRO    Février 2072   Sur la plage de sable fin, l'horizon commençait à se rapprocher du soleil. Allongé sur des chaises longues, à l'ombre de parasols, Malcalme se cachait derrière ses lunettes de soleil, pour fantasmer sur ces magnifiques corps dénudés. Rinstein, lui, lisait distraitement un livre sur le Brésil, puis il regarda sa montre, se tourna vers Malcalm, et lui dit.— Lucien, tu as vu l'heure ? Il faut partir se changer, autrement nous arriverons encore en retard à la réception, et Rilson nous accablera un peu plus de reproches. — Nous avons bien le temps, chaque jour, nous améliorons nos performances pour nous préparer, et puis tu le sais bien, les vedettes arrivent toujours en retard.— Hélas ! Nous ne sommes pas des vedettes, mais des salariés de la réception mondaine.— Au lieu de te tracasser, regarde plutôt ces corps plantureux qui se balancent de droite à gauche, de gauche à droite, que de formes, que de courbes, que de galbes agréables, j'en ai le […]
Par Marc Besson - Publié dans : On s'élève sur des cadavres
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 10 juin 2008


    BRASILIA     Mars 2072   Chaque jour, Rilson leur traçait un programme très précis, déjeuner et dîner, dans les restaurants les plus huppés. Pratiquement chaque soir, il leur remettait des cartons pour se rendre à une réception. Ils fréquentaient aussi tous les congrès scientifiques. Même les universités n'échappaient pas à leurs prospections. Rilson, imprésario infatigable, aux ressources inépuisables, ne les lâchait pas. Rarement, il leur laissait une journée ou une demi journée de liberté, même ces jours là, s'ils décidaient d'aller à la plage, il leur conseillait de fréquenter celle ci plutôt que celle là. Voulaient ils aller flâner en ville, il leur recommandait tel quartier, une avenue, certains établissements. Souhaitaient ils tout simplement dormir, il leur proposait de se reposer dans cet hôtel, plutôt que dans celui là. Malcalme souvent s'exclamait : - Qui a parlé de vacances au Brésil ? - Travaux forcés ! Surenchérissait Rinstein. Ce jour  là, Rilson crut bon de leur […]
Par Marc Besson - Publié dans : On s'élève sur des cadavres
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 23 juin 2008


 ENTRE DEUX MONDES Amazonie Le 27 mars 2072 La première sensation que mémorisa Élie fut un faible sifflement régulier et continu. Il enregistrait ce bruit d'une façon machinale, sans pouvoir ni vouloir l'analyser. Encore, un long moment s'écoula, ses paupières très lourdes ne pouvaient s'ouvrir, il ne savait même pas qu'elles avaient cette faculté. La deuxième impression que ressentit à nouveau son corps tout entier, fut une sensation de confort, de détente, de repos, aucun de ses muscles ne fournissait d'efforts. Tous les points de contacts de son épiderme lui procuraient un agréable plaisir et une sensation de repos. Confortablement installé, bercé par un bruit régulier et apaisant, il resta encore longtemps dans une semi-léthargie. Un léger et subtil parfum, timidement, essayait d'agrandir son territoire, au détriment d'autres odeurs relativement moins agréables et plus envahissantes. Son odorat, depuis quelques instants, captait ces nuances olfactives, réveillant ses facultés […]
Par Marc Besson - Publié dans : On s'élève sur des cadavres
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 juillet 2008


  SYNAPSEVILLE       Avril 2072   À travers le double vitrage de la fenêtre, la lumière solaire envahit la pièce et joue avec le dégradé des couleurs, qui relie sans que l'oeil s'en aperçoive, l'orange au miel clair, de deux pans de mur, qui tranchent avec les verts très tendres des autres cloisons. Au centre de la pièce, un lit, aussi habillé de pastel, égaye la lumière.Seuls le visage et les mains d'Élie dessinent des taches d'un blanc terne sur ce lit. Il y a certainement plusieurs jours qu'il en est ainsi. Personne d'autre dans cette chambre, mais il ne se sent pas seul. Dans l'axe de son regard, sur une table basse, un bouquet de fleurs exotiques explose de couleurs et de formes, presque toutes excessives, pour son oeil pas encore averti à tant de colories, de volumes, de volutes, soutenus et répartis dans l'espace par des tiges presque invisibles, disposées par des mains expertes, dans l'art des bouquets de fleurs amazoniennes. Par moments, il perçoit une musique insolite, […]
Par Marc Besson - Publié dans : On s'élève sur des cadavres
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 juillet 2008


  — Puis je entrer ? Élodie le regarde avec un petit sourire sur les lèvres et de la tendresse dans le regard, puis elle lui répond : — Mais, Élie tu es chez toi. Il entre, referme la porte derrière lui et s'avance vers Élodie. Elle, assise derrière le bureau, se lève. Il lui tend la main, elle lui offre ses joues, qu'il embrasse délicatement, comme si elles étaient faites de fragile porcelaine, mais une porcelaine tiède à ses lèvres. — Quelle heureuse surprise ! Je te croyais à Brasília, encore pour longtemps, gravement blessée à un bras         — Menteur, hypocrite, mauvais acteur ! Le visage d'Élie s'empourpre. — Je ne comprends pas, que veux tu dire ? — Oui, tu n‘es qu'un hypocrite, mais moi je ne suis qu'une affreuse curieuse, sans retenue, sans savoir-vivre. Mais, je ne regrette rien. En t'attendant, je me suis assise derrière ton bureau, mes yeux ont lu ces pages, mon coeur les a écoutées. C'est là, la plus originale, la plus belle lettre d'amour que l'on ne m’ait jamais […]
Par Marc Besson - Publié dans : On s'élève sur des cadavres
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 22 août 2008


.        L'ESSAIM     Le 21 mai 2072 — Mon chéri, hier, j'ai appris que nous resterions peu de temps à Synapseville, une mission importante nous attend. Je dispose de peu de jours pour te faire découvrir et comprendre l'esprit et le but de cette ville. J'ai regardé les cours dispensés à la faculté. Je me suis aperçu qu'aujourd'hui Williams donnait un de ses fameux enseignements sur l'évolution. Si tu veux bien, nous irons. Cela te permettrait, ainsi, de réaliser un grand pas dans la connaissance de ce que nous sommes, de ce que nous pensons et de ce que nous voulons. — Pourquoi pas, si nous y allons ensemble, et qu'il me permet de mieux te comprendre ? Quand ils arrivèrent, le cours commençait et ils eurent beaucoup de mal à trouver une place. — C’est évident, toute personne sensée ne peut pas le nier : l'homme tient à la fois de l'animal par son corps, et de Dieu, par son esprit, par sa capacité à raisonner et à concevoir. Quand Dieu créa l'homme à son image, tout simplement, il […]
Par Marc Besson - Publié dans : On s'élève sur des cadavres
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Dernières critiques littéraire

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus